Publié par : cinnam0n | 20 octobre 2009

Tu m’as laissé un goût de sel, des souvenirs de miel.

2BE3, c’était quand même une incitation à la partouze. La preuve par 3 :
- 2BE3 or not to be, on s’est juré (juré) de toujours tout partager (oh yeah) pour la première fois. Et hop ! petite variante : 2BE3 or not to be, on s’est promis (promis) d’être toujours réunis (oh oui) pour la première fois.
- Un seul regard, tout est dit et nos pensées sont unies. C’est la magie d’un soir qui s’est gravée dans nos mémoires.
- Un sentiment d’harmonie, un sentiment d’infini. Et ce moment, tu sais : on ne peut l’oublier.

Tant de souvenirs ont remonté à la surface de mon petit esprit en ce 16 septembre 2009. Pour la petite histoire, le CD du boysband figure parmi les trois premiers albums que j’ai reçus – les deux autres étant ceux d’Alliage et de Worlds Apart ouh yeah. A l’époque, je n’avais pas de radio dans ma chambre et je chantais donc à tue-tête mes titres préférés en tortillant du cul dans le salon. Puis un jour, le drame est arrivé. Suite à une mauvaise note en compréhension à l’audition, Maman m’a infligé la pire punition de toute ma vie (me priver de télé, d’ordi ou de sorties ne peut surpasser la douleur qui m’a envahie ce jour terrible) : me priver de musique. Cette semaine fut une épreuve très difficile à surmonter. Bon, par contre, la mort de Filip, ça va, j’y ai survécu même si ça m’a rendue complètement nostalgique de mes jeunes années. Mais je n’ai pu m’empêcher d’avoir une pensée pour ma copine d’enfance, Kelly, qui avait noté à chaque catégorie possible de mon carnet d’amitié : 2BE3. En voici les meilleurs extraits :
- Mon idole : 2BE3
- J’adore : 2BE3
- Mon plus beau film : Pour être libre (série des… 2BE3 qui était diffusée sur TF1 : oui, souvenez-vous !)
- Mon acteur préféré : 2BE3
- Mon plus beau livre : l’album photo des 2BE3

Non, vraiment: elle leur portait un amour inconditionnel. Je suis sûre qu’elle a dû pleurer. Ce qui n’est pas le cas des maisons de disque qui doivent s’en mettre plein les poches. Surtout qu’avec l’effervescence médiatique qu’ont suscité les décès de Filip et de Stephen Gately des Boyzone, tous nos groupes favoris des années 90 ont subitement décidé de se reformer : les Spice Girls vont créer leur comédie musicale, les *NSYNC pourraient se réunir à nouveau et les filles des Sugababes qui ont quitté le navire (à savoir les 3 membres initiales : Keisha, Mutya & Siobhan) aimeraient bien faire concurrence à ce qu’il reste du groupe. Genre. Ils pouvaient pas faire comme les autres : partir un jour sans retour ? Quoiqu’une réunification des bébés de sucre (trop ridicule comme nom en vérité, heureusement qu’elles comptent en adopter un nouveau pour l’occasion) ne serait pas pour me déplaire ! Mais 2BE3 or not to be ? That’s the question !

Les gosses, ça rend con. Laetitia, par exemple, elle devient carrément schizophrène depuis qu’elle a le sien. Personne ne sait pourquoi elle adopte mystérieusement une voix différente quand elle s’adresse à son petit. Et moi, je ressens le besoin irrépressible de ponctuer toutes mes phrases par « mon chéri » à chaque monologue avec mon filleul.

Et quand une femme accède au poste suprême, celui qu’on dit être le plus beau métier du monde (pour les idiots, je fais ici allusion au fait de devenir mère), elle s’abrutit au maximum. J’oserais presque dire qu’elle régresse. Déjà, ça cause plus qu’en gazouillis (comme si c’était la bonne façon de leur apprendre à parler) et ensuite, ça s’exclame pour un rien. Lorsque Virginie, ma collègue estivale, revenait du marché, on avait inévitablement droit à son déballage de trouvailles pour ses deux petites têtes blondes (pourquoi elles sont toujours blondes d’ailleurs ? Bon, en l’occurrence, ici c’est vraiment le cas mais c’est quoi cette expression discriminatoire?). Alors on se sentait obligé de s’extasier devant 4 paires de chaussures pointure 18. Mais fort heureusement, Virginie avait conscience de l’état apocalyptique-retourdanslepassé-syndrômePetraPan dans lequel elle se trouvait. Ce qui n’est pas le cas de tout le monde.

Citons ma chère Marraine qui n’a toujours pas compris que les pseudo-exploits de ses enfants ne peuvent pas mettre la planète entière en émoi. Mais ça ne l’empêche pas d’appeler 5 fois par jour pour raconter que Sébastien a joué avec des cailloux ou que Pierrick salive quand elle prépare à manger. Et comme si ça ne suffisait pas, je me tape deux fois le récit des supers aventures. Une première parce que, les créoles, ça parle pas : ça crie. Par conséquent, j’entends toute la conversation sans décoller mon gros cul du lit. Et une deuxième parce que, étant la marraine du dernier, Maman se sent le devoir de venir me rapporter chacun des faits et gestes de mon filleul – ou devrais-je dire cela au singulier puisque le petit ange ne fait que bouffer (ce qui a pour seul effet de m’inquiéter de son futur car je crains qu’il ne finisse comme moi). C’est sans compter la troisième fois subsidiaire, parce que Maman se fait vieille et amnésique (ou a trop de choses dans la tête peut-être) et j’ai donc droit à un bis, encore, repeat : appelez ça comme vous voudrez mais c’est juste oppressant.

Enfin bon, j’ai beau me foutre de la gueule du monde, je nourris quand même le secret espoir de pouvoir, un jour, moi aussi, me retrouver dans cet état de régression absolue. Juste histoire de vous emmerder à mon tour en vous racontant qu’aujourd’hui, mon amour de petit bout métissé prénommé Matteo a fait pipi sur ma chaise de bureau.

Durant mon séjour sur l’île de beauté, j’ai pensé à mes lecteurs chéris. C’est pourquoi j’ai testé pour vous : le cinéma Empire d’Ajaccio. Je vous donne le ton tout de suite : oubliez-en tout de suite le nom car mes espérances ne furent point comblées, les pauvres. Et attention, grande première pour cet article : je vous ai ramené plein d’images (notamment grâce à la généreuse collaboration de mon frère préféré).

J’ai longtemps cru qu’on ne pouvait pas faire pire que les petites salles de Saint-Benoît à l’île de la Réunion. Sachez que j’ai cru à tort. Le fait qu’il n’y ait qu’un film à l’affiche ne me choque pas et faire la file dehors, à l’ancienne, n’est pas non plus un problème. Patientant sagement devant les grilles (oui, vous avez bien lu), j’ignorais encore alors que j’allais pénétrer dans le temple old school du 7ème art.

Après une dizaine de minutes d’attente, deux seniors viennent nous ouvrir… Pour finalement nous dire de rester dehors. C’est que leurs camarades les caissières ne sont pas encore prêtes ! Quand je vois ces deux dernières débarquer et que je constate qu’elles sont du même âge, je me demande s’ils ne géreraient pas le cinéma en échange d’une occupation gratuite des apparts du dessus. Anyway. Pour passer le temps, mes yeux vagabondent et tombent sur une pancarte à l’intérieur annonçant « Mezzanine 10€ ». Rien de bizarre a priori puisque le lieu semble également servir de théâtre à ses heures perdues. Comme je suis une petite comique (quel humour exquis !), je file un coup de coude au frérot et plaisante : « T’as vu, il y a des prix différents ! On pourra s’asseoir au balcon, au 1er rang, tout derrière… Tu crois que c’est quoi le moins cher ? ». Ben j’aurais pas trop dû rire parce que c’est vraiment comme ça que cela se passe : c’est 10€ (non, je n’oserai plus me plaindre des prix du Kinépolis) pour la mezzanine et 9€ pour le balcon (qui s’est avéré être le parterre – non, ne me demandez pas d’explications) !

Mais combien doivent payer quatre personnes qui souhaitent une place à 10€ ? Arrêtez de faire vos intellos, c’est pas si simple ! C’est pourquoi nos deux caissières ont chacune droit à une table de multiplication de 9 et 10 dans leur guichet. Un guichet regorgeant de trésors dignes de ceux que l’on peut trouver dans son grenier : une pile de vieux magazines (plus vieux que ceux que vous gardez dans vos toilettes), un bon gros téléphone vintage et le must est sans doute la caisse qui, avec ses gros boutons ronds, n’est pas sans me rappeler celle de mon enfance avec laquelle je jouais avec ma cousine à être la plus tyrannique des vendeuses. Et je ne pourrais finir ce paragraphe sans aborder le sujet primordial du ticket, tout à fait à la hauteur du reste : vieux, sans film ni date ni prix (ben oui, c’est la crise !), arraché d’un rouleau poussiéreux qui doit trainer dans un placard depuis des lustres. Le dit ticket sera déchiré à l’entrée de la salle par… la caissière voyons ! Admirez cette polyvalence ! Très sincèrement, moi, j’en reste sans voix.

Alors, qu’est-ce que vous faites quand vous avez enfin pénétré dans le fameux complexe ? Vous achetez des popcorns ! J’espère que vous êtes conscients de votre chance car les Corses, eux, n’y ont pas droit : ils se prennent un Snickers au distributeur. Une bête cochonnerie super vite expédiée. Quelle abomination de ne pas pouvoir se goinfrer tout au long du film ! Puis, il y a un bar aussi. Tenu par un barman fantôme. Et des fauteuils affreux, en velours brun, du genre ceux que l’on peut trouver chez le docteur des films d’horreurs, vous savez, ce médecin qui vous inspire pas du tout confiance tant sa salle d’attente est déjà crade.

Bon, c’est pas tout ça mais faut bien que je sois un peu positive aussi. Au ciné Empire, on sait pas à quelle époque ils sont, mais il y avait déjà de la pub… Sans son et sans animation : les annonces sont présentées textuellement sur une toile rouge qui cache le grand écran, avec ce bien-aimé Phil Collins, artiste intergénérationnel, en fond sonore. Cet exotisme me plait parce que je déteste ça (la pub, pas Phil voyons). Et autant dire que, dès lors, je sais d’ores et déjà que je n’aurai pas droit à un spot préconisant à tous les spectateurs d’éteindre leur portable. D’ailleurs, niveau nouvelles technologies, on dirait pas comme ça, mais ils sont pas tellement en retard : je peux capter un réseau wifi dans la salle ! A cette découverte, je me sens toute de joie, vous vous en doutez bien. En plus, pour ponctuer le tout, l’air co était lui aussi invité !

Sinon, pour les curieux, j’ai été voir Harry Potter & le Prince de Sang-Mêlé. Donc, en quelques mots pour vous : VF, trop long, ennuyeux et fin plus qu’abrégée, bullsh*t. Pourtant, je suis toujours très gentille avec les adaptations de livres et ne tiens jamais rigueur aux réalisateurs s’ils décident de prendre des raccourcis. Anyway bis.

En conclusion, je dirais que, si on y réfléchit, le cinéma Empire porte bien son nom : c’est une véritable antiquité.

P.S. : Désolée pour les photos. De toute façon, j’avais promis la quantité et non la qualité. Et puis, c’est un peu du journalisme d’investigation que je viens de vous offrir alors c’est bon: plaignez-vous pas !

Publié par : cinnam0n | 14 août 2009

These words are my own, from my heart flow.

« Maman, je peux te dire quelque chose ?
J’aimerais te remercier de m’avoir donné une sœur aussi gentille »

So cute. Et ça sort de la bouche d’un petit garçon qui devait pas avoir plus de cinq piges. C’est d’autant plus mignon que c’est pas demain la veille que j’entendrais la même chose à mon propos. Parce que les mots de mon frère ont le goût de l’ironie (et j’aime ça) et que ma sœur se tape à longueur de journées mes feintes pourries du genre : « T’as un morceau d’algue dans ton appareil » quand elle sort d’une baignade salée. Donc oui : je ne mériterais aucunement des fleurs de la sorte.

Et sans transition, je vous annonce que je ne serai pas autant radine de mots que j’ai pu l’être récemment pour l’article à venir. Je vous promets du long, de l’authentique &… des images. Plusieurs images même.

Publié par : cinnam0n | 9 août 2009

I wish I knew you before.

That’s their perfect reflection: pieces of their discreet complicity, the giggles escaping from her mouth & his extraordinary sense of humor. She’s happy & he doesn’t care, so typical. She likes believing that all his words are metaphorical when it’s nothing of the sort. She’s not the one he thinks of at night. She’s not the one he suddenly feels like hearing or seeing. She’s not the one he’s talking about when she’s not there. If only she had met him sooner… He would probably have known that she’d rather like him than flowers.

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