L’aborder. Lui demander. L’allumer. Tirer un coup. Et tout qui part en fumée.
L’amour, c’est comme une cigarette.
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I am looking for labels, I ain’t looking for love. No emotional baggage, just big bags filled with Dior.
Suite à un article de la mère Gomar qui présentait la semaine passée quelques produits au packaging très attirant dégotés sur Adopteunmec.com, j’ai décidé de tester pour vous le site en question. Le concept avait tout pour plaire à une manipulatrice comme moi (mais non, je ne fais aucunement référence aux dires émis jadis à mon propos) : en rayon, des multitudes d’hommes-objets à câliner. Et afin d’acheter en toute connaissance de cause, on nous offre une fiche-produit des plus complètes : aspect général, prise en main, facilité d’utilisation, innovation, détails, fonctions & accessoires. Et c’est cette dernière catégorie qui éveille dès le départ mes soupçons : sur Adopteunmec.com, tous les mecs savent faire la cuisine. Agréablement surprise mais pas tout à fait de bonne foi, j’interroge, un peu cyniquement, un des résidents de mon panier et là, grosse déception : les garçons s’attribuent sans problème l’art de la cuisine dès l’instant où ils savent se faire une omelette ou des pâtes. « Ca veut juste dire que je sais me remplir l’estomac », m’a-t-il répondu. Ouais… c’est mieux que rien.
De leur côté, ces jeunes éphèbes (ou pas) ont l’occasion d’en savoir plus sur les acheteuses qui parcourent le magasin. Ainsi, si jamais l’une d’elles ne les remarque pas sur les étalages, ils ont l’occasion de se faire un peu de publicité en leur lançant un charme. Je vous l’accorde : l’expression est totalement over ridicule. Et comment faire frétiller du cul tous ces vieux stocks ? En proposant aux jeunes filles de remplir une rubrique Sexo bien sûr ! Elles peuvent y indiquer quel genre de sous-vêtements remplissent leurs armoires (mention spéciale au cache-tétons), leur fréquence idéale des rapports sexuels, leur position favorite, leurs accessoires préférés et last but not least : leurs pratiques sexuelles. La naïve que je suis se voit donc obligée de se rendre à l’évidence : c’est plans cul à la pelle (j’aurais dû m’en douter, avec un « prise en main » sur les fiches-produits de ces mâles). Et même si un trou est un trou, le physique compte. C’est pourquoi on me demande, en plus de ma taille & mon poids, de décrire ma silhouette. Et là, à mon grand étonnement, impossible de me décrire comme étant grosse. Sur Adopteunmec.com, pas question de se dire avec quelques kg en trop ou ronde (pourquoi les gens n’appellent jamais les choses telles qu’elles sont ?) : je suis svelte, sportive, équilibrée, normale (ce à quoi je ne corresponds absolument pas) ou alors, je peux être pulpeuse ou généreuse. Je peux donc ressembler à une grosse vache mais faire miroiter une grande sexytude sans trop de difficultés. Ces commerçants ont tout compris en marketing & par conséquent, ne froissent jamais leurs clientes.
Et alors : « Concrètement, ça donne quoi ? », me direz-vous. Ben rien. Ca ne fait que confirmer que, le shopping, ce n’est pas mon truc. Entre ceux qui ont dépassé la date de péremption, les emballages sans notice & ce spécimen tout à fait fabuleux qui définit sa femme idéale comme « ayant (son) âge et aimant les rats », aucune tête de gondole intéressante mis à part mon Indien de Rennes mais malheureusement, le site ne livre pas à domicile. J’en tire la conclusion suivante : les Belges sont tous moches. C’est pourquoi j’ai abusé du lèche-vitrine en région parisienne, ce qui tombe absolument bien vu que Paname est ma prochaine destination. Donc, d’avance, message personnel à tous les Parisiens : je vous aime, peu importe tout le mal qu’on dit de vous. En espérant qu’on ne m’annonce pas une rupture de stock.
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Let’s play a love game: do you want love or you want fame ?
Quand j’étais petite, je voulais être caissière. Fleuriste. Secrétaire. Ca, c’était avant que je me découvre une âme d’artiste et que j’ose ambitionner d’être chorégraphe, puis chanteuse. Ensuite, j’ai voulu révolutionner le monde et embrasser une brillante carrière d’avocate (c’était l’époque « lavage de cerveau » fait maison par Maman). Finalement, je me suis successivement rêvée journaliste, organisatrice de concerts, attachée de presse ou chargée de promo dans une grande maison de disques.
Mais en discutant avec l’amie Taminouche l’autre jour, je me suis rendue compte que, depuis bien longtemps, ma voie était tracée. Je dirais même plus : mes voies. L’agence matrimoniale et le détectivisme privé : c’est là que se trouve mon avenir !
En effet, je compte à mon actif la création de près ou de loin d’une petite dizaine de couples multiculturels & multisexuels. Des alliances originales en plaqué or avec garantie de 3 mois minimum (à noter que parmi eux, certains vont bientôt fêter leurs noces de cuir : non, ça ne rigole plus !). De plus, une telle profession me permettrait d’exercer mes talents de psychologue (métier qui a longtemps logé quelque part dans mon inconscient) et d’alimenter ma boite à gossips (voilà, maintenant vous savez la vérité : vos secrets ne sont absolument pas bien gardés, je kiffasse ragoter des soirées entières).
Je ne vous cacherai pas que certains couples ont demandé un énorme dépassement de ma personne au rayon « patience ». La quête d’un numéro de téléphone, d’une adresse, d’un courriel n’est pas toujours une tâche aisée. Mais la détective hors pair que je suis trouve toujours ! Son profil FB alors que tu ne connais ni son nom, ni son prénom ; l’identité de cette bitch qui pose à ses côtés ; les endroits que ta cible fréquente & les personnes avec qui tu dois copiner pour t’en rapprocher (finalement ce camembert qui m’avait un jour traitée de manipulatrice avait peut-être raison)… J’obtiens toutes les informations que tu veux sans même adresser une seule fois la parole à l’intéressé(e).
Sinon, ne vous méprenez pas : cet article n’a absolument rien à voir avec le fait que mon blocus est encore une fois une grosse rigolade (et que par conséquent, je suis complètement pas sure de mes prouesses déjà réalisées en salle d’examen), ce qui n’est pas sans engendrer mes cauchemars de 2ème session, 2ème Commu bis, caissière au GB. Ah ben tiens : la boucle est bouclée.
P.S. : §3 L13-14 = JOKE. Muette comme une tombe dans un cimetière je suis toujours. Oui, je sais : vous avez eu peur, une seconde.
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What am I darlin’ ? A whisper in your ear ?
Music makes life easier. Joy. Tears. Love. Pain.
Pain. Music heals the pain. And I guess that is why I never want to listen to it when sadness submerges me. Because maybe, I like suffering, deep into myself: that makes me feel alive.
Quand elle s’est mise à demi-nue.
Ma première fois, c’était dans un grand endroit avec plein de chambres. Non, c’était pas un hôtel. Bon, c’était dans les bois. Ma mère a trompé mon père. Ma grand-mère est dégueulasse avec ma sœur. Mon ex-mari ne décrocherait même plus aujourd’hui si je l’appelais. On s’entendait bien au début. Puis, tout d’un coup, il a commencé à refuser de me voir… et maintenant, il refuse même de voir sa fille. Je suis homo. Je me suis rendue compte que je n’avais pas de vie sociale : c’est triste. Je sors avec trois filles à la fois. Je l’aime encore. J’ai envie d’en finir. Ma première fois, c’était chez son cousin, ça a duré 5 minutes et c’était trop chiant : je regardais le plafond en fredonnant la chanson qu’il avait mise sur la chaine hi-fi. La seconde fois, c’était un peu mieux : ça a duré 15 minutes et c’était dans la cave de son immeuble. Elle me fait chier, je la supporte plus. Je ne l’aime pas. L’année passée, tout le monde me rejetait. Le cœur, c’est en deuxième lieu. Si quelqu’un de ma famille mourrait, ça ne me ferait rien. Je crois que mon père a une maitresse. Je suis en train d’écrire un livre. Elle a 15 fuck friends.
Je m’étonne toujours de la confiance que les gens peuvent m’accorder aussi facilement, aussi aveuglément. Et je me passionne des mille et une expressions que leurs visages peuvent adopter, lors de leurs introspections en ma compagnie.
Maquiller mes émotions est tout un art que je maîtrise à la perfection mais je ne peux m’empêcher d’admirer ceux qui se livrent à moi, cœurs & âmes. On me raconte ses blessures d’enfance, ses déceptions sentimentales, ses coups durs. Face à moi, tout le monde tombe le masque. Et c’est bien ça le pire : ça m’émeut et j’ai peur de moi aussi finir par faire de même.
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